" Mon écriture pourrait peut-être vous faire du bien, qui sait ? "

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vendredi 19 juin 2020

Mais... je suis là



Chaque pan de liberté repris…
Est-ce que c’est ainsi que me veut la vie ?
La complétude est-elle à ce prix ?
M’aurait-on véritablement menti ?
Chaque pan de liberté m’est repris !
J’ai tellement brûlé de fables
Je ne porte plus aucun cartable
Je m’avance dans les entrailles de la bibliothèque
Je l’explore depuis 22 ans déjà…
Derrière, c’est le vide
Et des bouts de moi… des pacotilles
Que j’ai cru importants, autrefois
Des bouts de moi
Comme…
Des pans de liberté qui m’alourdissait
Je me croyais libre
Je ne l’étais pas
Je me croyais désirant être libre
Je ne le voulais pas
Plus j’avance
Plus je réalise que je ne le suis pas
Et plus je deviens… fort de Moi !
Je suis une transmission écrite par quoi ?
À peine je l’ai entendu
Je vois Nietzsche, reconnu
Il est fier de me voir quasi nu…
Ce n’est pas à lui d’être fier !
Je ne le veux pas comme Dieu et père
Devant toutes tes souffrances
Fort de ma (conne) naissance
Par un rageux amour
Dont tu te foutras éperdument
Qui est peut-être pour le calcul
Une perte de temps…
J’ai dévalé les escaliers
Cassant tous les angles droits
Pour te dire tout ça
J’en suis là…
Devrais-je pourtant repartir à moi ?
Mais… je suis là
Je suis là.

mercredi 27 mai 2020

La cause de mon silence


Je suis de ces hommes-là qui peuvent…
S’absenter mille fois
Devant toi
Je suis de ces hommes-là qui peuvent…
Rester silencieux des heures entières
Dans les plus bavards des repas
Toute une Terre
Est sous mes paupières
Tout un monde privé
Qui veut se remplir de seulement…
Entendre
Bien souvent,
Il n’y a juste rien à dire…
On pose des questions dont on ne veut les réponses
On juge de ce ou de ceux que l’on ne connait pas
On préfère parler de l’autre plutôt que de soi
On parade sur nos masques sociaux achetés…
À prix d’or, en promo ou bon marché
Est-ce un mal ?
Trop souvent…
Un mot… et tout empire
Je n’ai juste rien à dire
Rien pour m’élever
Peut-être tout pour m’abaisser
Aucun reflet où véritablement me reconnaître
Les paroles me semblent comme « à côté »
Et nous paraissons à ma conception
Tous fous à lier
Faux alliés...
Bien souvent, je crois… les Hommes parlent mal
Et je ne sais pas s’ils se savent « parler mal »
Est-ce moi qui n’entends pas…
Ne veut pas entendre ?
Est-ce eux qui n’entendent pas…
Ne veulent pas entendre ?
Dois-je rajouter au mal ?
Dois-je rajouter au mal ?
Je veux parler sans jeter de sorts
Et le silence est dit-on… d’or

dimanche 29 mars 2020

Interview Cœur de Plume : Eva de Kerlan



À tout seigneur, tout honneur, c’est logiquement l’adorable Eva de Kerlan qui constitue la première plume que j’interrogerais à l’occasion de ce rendez-vous régulier qui consistera à interviewer à cœurs ouverts des auteurs et auteures venus de tous les horizons. Une manière de découvrir leurs œuvres, oui, mais aussi et surtout de tenter de les connaitre, eux, plus intimement, plus profondément, de les « débusquer » là, cachés derrière leurs plumes et sous leurs pages…

Il faut dire qu’Eva de Kerlan c’est un peu comme j’aime souvent à le dire, « ma marraine de plume », elle fut l’une des toutes premières personnes à lire Juges et Coupables et à m’encourager à le faire connaître.
Eva de Kerlan, c’est aussi une très jolie plume parfois érotique et romantique, parfois « fantaisie », parfois tournée vers l'enfance aussi, mais c’est surtout une puissante « « locomotive » quand il s’agit de porter des projets qui lui tiennent à cœur, comme le démontre sa récente création du collectif d’auteurs Cœur d’Écrivain. Ainsi, ne vous y trompez pas, sous ses airs réservés et calmes, Eva c’est quelqu’un qui « ne lâche rien ». Même si elle vous dira le contraire, c’est une « tonitruante », Eva. Un volcan que l’on pensera, aux premiers abords, nuage… Une plume « têtue » comme le sont beaucoup d’auteur(e)s. Une marque de caractère qu’il faut certainement avoir pour choisir cette voie pas commune de « traceurs » de mots… Entretien.

" Un lecteur empli de sensibilité, à la recherche d'une évasion littéraire, recevra en plein cœur les émotions que je distille dans mes romans. "


GUILLAUME HERAMBOURG Pour changer des habitudes et pour commencer, intéressons-nous en premier lieu à ceux qui ouvrent nos livres, les lecteurs… : )
Qui serait intéressé de te lire selon toi ? Quelle personne pourrait-elle être particulièrement touchée par ce que tu écris ? Par ce que tu veux transmettre ?
EVA DE KERLAN Qui aimerait me lire ? je dirais, toute personne qui aime lire, déjà,  mais aussi et surtout, à mon sens, toute personne qui aurait envie de découvrir un récit qui sort des sentiers battus. Je pense que ce n'est un secret pour personne, j'aime écrire des textes qui sont atypiques et possèdent toujours quelque chose que d'autres romans n'auront pas. Que ce soit une touche poétique, un style percutant pour coller à mon intrigue, ou une alternance d'époques, je cherche toujours le truc unique, qui rendra mon roman encore plus personnel et différent.
Qui pourrait être touché par ce que j'écris ? Ceux et celles qui aiment les émotions et qui savent les ressentir. Mettre de l'émotion (que ce soit l'amour, la peur, la joie ou même la haine) est essentiel pour moi, je ne conçois pas mes romans sans cela. Donc je pense qu'un lecteur empli de sensibilité, à la recherche d'une évasion littéraire, recevra en plein cœur les émotions que je distille dans mes romans.

L'univers d'Eva de Kerlan, c'est de la romance, de l'érotisme, de la lecture jeunesse ou de la fantaisie
et bientôt parait-il, de la science-fiction, si si !

GH Et maintenant… Qui es-tu toi ?
EDK Qui je suis , j'ai envie de répondre : seulement "moi". Une personne qui cherche à être heureuse et épanouie au quotidien, qui voit le bon côté des choses autant que faire se peut. Alors oui, je peux aussi dire plus traditionnellement que je suis une maman, une romancière, une historienne et une passionnée de manière générale, que j'ai entrepris d'apprendre à dessiner par moi-même, mais ça ne serait pas complet. Trouver du bonheur dans ce que je fais, au quotidien, fait partie intégrante de ce que je suis.

Le logo de Coeur d'Ecrivain, une création d'Eva de Kerlan, le logo tout comme le collectif d'auteurs du même nom :
une manière pour Eva de pas la jouer "perso".

" Divine Game, c'est entre autres jouer sur l’érotisme et les aventures multiples des dieux de la mythologie grecque, plus que passionnés par les relations charnelles qu’autre chose. "


GH Et ton dernier livre, il raconte quoi dis-nous ?
EDK Mon dernier livre publié, c’est Divine Game. Je dis bien, publié, car si on parle du dernier livre écrit, c’est toute autre chose.
Divine Game, c’est le mélange total des genres. C’est d’abord s’amuser à revisiter la mythologie grecque et ses dieux et héros aux faiblesses très humaines. C’est ensuite jouer sur l’érotisme et les aventures multiples de ces mêmes dieux, plus que passionnés par les relations charnelles qu’autre chose. C’est enfin s’affranchir des contraintes traditionnelles et habituelles pour obtenir un récit atypique et unique.


GH Pourquoi vouloir raconter ça ?
EDK À l’origine les premiers chapitres de Divine Game répondaient aux exigences d’un concours organisé par mon premier éditeur. Par la suite j’ai eu envie de continuer ce récit, de voir jusqu’où il pouvait aller et comment je pouvais jouer des contraintes historiques et mythologiques classiques pour en faire un texte à part.

Une création visuelle d'Eva de Kerlan,
un autre de ses talents...
GH Et pourquoi écrire ?
EDK Je te dirais : pourquoi pas ? Je m’évade quand j’écris, je façonne de nouveaux mondes, de nouveaux héros, je les emmène à réfléchir, à agir, à modifier leur manière d’être... Je peux plonger loin de tout ce qui nous entoure et aller là où j’en ai envie, mais à ma manière. Quoi de plus beau à réaliser ?

" Je façonne des textes que peut-être j’aurais aimé vouloir trouver en librairie et qui n’y sont pas… tant que je ne les ai pas écrits. "


GH Quels sont tes combats dis-moi ? Pour quoi lutte ta plume ? Un idéal ? Lequel ? Quel message « général » veut-elle porter au monde ?
EDK Ça fait beaucoup de questions en un seul point ! Je ne sais pas si j’ai des combats ou pas, ni même si je poursuis une lutte ou un idéal. J’écris sur des thèmes qui me portent et me parlent, je façonne des textes que peut-être j’aurais aimé vouloir trouver en librairie et qui n’y sont pas… tant que je ne les ai pas écrits. Quant à ce que mes romans peuvent apporter comme message… je pense qu’il faudrait poser la question à mes lecteurs.

GH C’est quoi un artiste selon toi ?
EDK Une personne qui voit ce que les autres n’arrivent pas à voir. Qui voit « au-delà ».

GH Les Muses, ça existe vraiment ?
EDK Oui. Oui, je pense que oui, elles existent.

L' AUTUMN LANDSCAPE du  Metropolitan Museum of Art 
de New York, une oeuvre d'art marquante pour Eva de Kerlan.
GH As-tu fait beaucoup de sacrifices pour ta plume ? De confort matériel ? Au quotidien ? Prend-elle beaucoup d’espace dans ta vie ? Pourquoi lui donner autant de toi ?
EDK Des sacrifices, j’en fais chaque jour en effet. Choisir si l’on décide de passer 4 heures à écrire son roman ou 4 heures en famille, par exemple. Ma plume c’est pratiquement toute ma vie, c’est ma passion et mon métier mélangés. Ça fait partie de moi au même titre que le reste de mon corps ou de mon âme. Sans elle on va dire que c’est comme manquer d’oxygène. Je dépéris.

" Si ton écrit est lu par ne serait-ce qu’une personne et qu’il parvient à toucher cette personne, alors il n’est pas vain. "


GH L’écrit est-il vain ?
EDK Si ton écrit est lu par ne serait-ce qu’une personne et qu’il parvient à toucher cette personne, alors il n’est pas vain.

GH Il en pense quoi l’enfant que tu as été de tout ça ?
EDK Il en pense que j’aurais dû commencer bien plus tôt à écrire sérieusement au lieu de courir pour réaliser les espoirs que les autres avaient misé sur moi.

GH Tu aurais un livre, un film ou une œuvre à nous proposer que tu considères comme la plus grande chose que tu aies lue ou vue de ton existence ?
EDK Une ? Non. Plusieurs, oui. Le cœur perdu des automates, de  Daniel H. Wilson. Le Petit Prince de St Exupéry. Le vitrail intitulé « Automn Landcape » de Tiffany, au muséum de New York.

" LE CŒUR PERDU DES AUTOMATES" et "LE PETIT PRINCE", deux références littéraires absolus pour Eva de Kerlan

GH Quelle est la question que tu aurais voulu que l’on te pose ? Et ta réponse ? : )
EDK Euh… est-ce que tu es heureuse Eva ? Oui, je suis heureuse.


Merci à Eva : ) Pour découvrir son univers sous toutes ses facettes et pourquoi pas se laisser tenter par l'aventure d'une plume pleine de charme, mais pas que... 
C'est par ici que ça se passe.
Vous pouvez aussi la suivre sur les réseaux sociaux où elle partage toutes ses infos quotidiennement.
https://www.instagram.com/eva_dkerlan/

A bientôt pour une nouvelle interview d'une autre plume...


Vous êtes auteur et vous désirez être interviewé vous aussi, n'hésitez pas à me contacter : )

vendredi 14 février 2020

Citadins



Je vous écris une lettre
D’un désert lointain
Sous le soleil peut-être
Qui donne lumière à papier
Pour ce que l’on a à y ancrer

Citadins,
Je vous écris une lettre
D’un désert lointain
Sous le soleil peut-être
La pluie est encore à venir
C’est certain…

Citadins,
Je vous écris une lettre
D’un désert lointain
Je suis encore vivant !
Le sable est sûrement à manger
Car je ne suis pas encore… éteint

On me promettait pourtant
Aux horloges des villes
De mourir demain
De crever de faim
Mais je suis vivant !
C’est certain…

Par je ne sais quel miracle
Là où je suis
Il n’y a plus roi du temps
Pour me dire qui je suis
Il n’y a plus reine de Vérité
Pour me dire où je dois aller

Et les mirages…
On s’y voit dedans

Et les mirages…
On y boit dedans !

Citadins,
Là, je vous y attends

jeudi 6 février 2020

Persévérance



Comment fracturer l’oubli ?
Comment dissoudre d’une lumière...
La masse ?
« Couché La Mort ! »
Et si...
Et si persévérance
Se nommait...
Chance
Et si persévérance
Était le seul grade
Au pied du mur...
Qui évade
Et si persévérance
Était... la plus sublime naissance
Comme l’enfant perçant...
Le sang, la chair
Pour sortir... chialant
Du creux d’une mère
De la douleur en lumière
De l’air
De l’air !
Persévérance !
Sous des tonnes de couches
Un dieu derrière... étouffe
De l’air
De l’air !
Que diable en creuse l’avance !
Persévérance
Du vent comme essence...
Perce et avance
Plus fort, plus loin, plus vrai
Perce et avance !

jeudi 23 janvier 2020

« Parce que j’ai mal et qu’ils s’en foutent… »




C’est un relais de souffrance
C’est du chacun pour soi
Comme la somme totale de nos inconsciences…

« Je les déteste !
Parce que j’ai mal et qu’ils s’en foutent… »

Sans reconnaître la douleur de l’autre…
On n’y arrivera pas
Sans reconnaître la frustration de l’autre…
On n’y arrivera pas

Sans reconnaître la folie de ses propres rêves
Et les cadavres autour qui, par milliers, en crèvent
On n’y arrivera pas…

Toi tu dis comme moi…
Devant tous les murs humains
Sur ton écrasant chemin,
Missionnaire de tes propres rêves :
« Je les déteste !
Parce que j’ai mal et qu’ils s’en foutent… »

Ton ennemi dira :
« Je le déteste !
Parce que j’ai mal et qu’il s’en fout… »

Du président au manifestant,
Du terroriste au révolutionnaire,
De l’animal au carnivore,
Du rêveur au vendeur,
Jusqu’à la dernière pensée même d’un suicidaire :
« Je les déteste !
Parce que j’ai mal et qu’ils s’en foutent… »

C’est tout le monde !
A cette seconde…
C’est tout le monde, là, dans mes oreilles

Toute la souffrance du vivant qui m’éveille…

Entendez-vous ?
Ab-so-lu-ment… partout
Le début de toutes les haines
Les vains murmures de chacune de nos chaines :

« Je les déteste !
Parce que j’ai mal et qu’ils s’en foutent… »

mercredi 8 janvier 2020

Autoédition




On pourrait faire comme le Bossu
Monter sur Notre-Dame
Tout au-dessus
Et crier : Asile !

On pourrait remplacer Esmeralda
Par une montagne de livres libres
Pourquoi pas…

T’en dis quoi Victor ?

Que l’on nous pointe du doigt
Pour subsister sous l’échoppe d’un ogre… américain

Ils peuvent bien fermer sa boutique
J’irais proposer ailleurs mes « empiriques »…

Je suis de ce sang-là !

N’ai-je pas le droit de vivre ?
Par ce qui, moi, me délivre

T’en dis quoi Victor ?

De ce monde marchand
Où l’on confond vendeurs et artisans
Où le marketing a pris tant de place
Où l’on nomme libre expression : menace

T’en dis quoi Victor ?

De ce monde qui se voudrait moral
Mais qui ne voit jamais le mal
Quand leurs luttes de consciences
Nous oublient nous et nos existences

T’en dis quoi Victor ?

On pourrait faire comme le Bossu
Monter sur l’Art
Tout au-dessus
Et crier simplement : Subsistance !
Subsistance…

On pourrait remplacer Esmeralda
Par une montagne de plumes libres
Pourquoi pas…

Mais Notre-Dame n’est plus la même...