" Mon écriture pourrait peut-être vous faire du bien, qui sait ? "

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jeudi 17 septembre 2020

Ça sera beau


 

Ça s’ancre doucement…

Et bien sûr que l’on voudrait ça… plus rapidement

 

Mais c’est un peu comme un chemin à chercher

Un peu comme des peurs à faire tomber

Un peu comme des fleurs à faire pousser

Toute une galaxie à faire creuser

Un repas de fête à préparer…

 

Ça s’appelle en chuchotant

C’est tout à fait un bébé

Dans le ventre d’une maman

Dont on espère ici…

Même les pleurs

 

Dont on attend toutes les nuits…

De caresser les si petites peurs

 

Tout un chemin à faire

Tout un tas de prénoms-prières

Le si long tracé des nerfs…

Sous la peau

 

Même que quand ça sera là

Au creux de nos mains

Tremblantes…

De rêve puis de chair

 

Ça sera beau

 

Au plus haut du haut… du haut

Au sommet… à la sortie

Comme si le ciel s’inversait, ici

Pour le passage d’un ange

 

Dont on se veut un jour sans fin,

Gardiens

 

Que l’on fera humain…

 

Ça sera beau

mardi 15 septembre 2020

Un homme de foi

 


Parmi toutes ces fainéantises

Parmi toutes ces hantises

Parmi toutes ces arrogances

Ces jalousies

Et ces creuses sciences

 

Je resterais… là

 

À portée d’étoile…

 

Un homme de foi

 

Incomplet,

Parfois égoïste

Se croyant à jamais seul sur la piste…

 

Coupable de moi

Et puis pour tous…

Tapageux juriste !

 

Mais à portée de lumière,

Comme touchant l’aveuglement, là…

Proche et si sincère…

 

Un homme de foi

 

Se débattant dans la colère

Craignant tout du manque humain

Qui peut lâcher ma main…

 

Mais toujours,

 

Un homme de foi…

 

À portée de cœur

À portée d’étoile

Porté d’une voix

 

Dont tout finira vainqueur…

Encore une fois


vendredi 19 juin 2020

Mais... je suis là



Chaque pan de liberté repris…
Est-ce que c’est ainsi que me veut la vie ?
La complétude est-elle à ce prix ?
M’aurait-on véritablement menti ?
Chaque pan de liberté m’est repris !
J’ai tellement brûlé de fables
Je ne porte plus aucun cartable
Je m’avance dans les entrailles de la bibliothèque
Je l’explore depuis 22 ans déjà…
Derrière, c’est le vide
Et des bouts de moi… des pacotilles
Que j’ai cru importants, autrefois
Des bouts de moi
Comme…
Des pans de liberté qui m’alourdissait
Je me croyais libre
Je ne l’étais pas
Je me croyais désirant être libre
Je ne le voulais pas
Plus j’avance
Plus je réalise que je ne le suis pas
Et plus je deviens… fort de Moi !
Je suis une transmission écrite par quoi ?
À peine je l’ai entendu
Je vois Nietzsche, reconnu
Il est fier de me voir quasi nu…
Ce n’est pas à lui d’être fier !
Je ne le veux pas comme Dieu et père
Devant toutes tes souffrances
Fort de ma (conne) naissance
Par un rageux amour
Dont tu te foutras éperdument
Qui est peut-être pour le calcul
Une perte de temps…
J’ai dévalé les escaliers
Cassant tous les angles droits
Pour te dire tout ça
J’en suis là…
Devrais-je pourtant repartir à moi ?
Mais… je suis là
Je suis là.

mercredi 27 mai 2020

La cause de mon silence


Je suis de ces hommes-là qui peuvent…
S’absenter mille fois
Devant toi
Je suis de ces hommes-là qui peuvent…
Rester silencieux des heures entières
Dans les plus bavards des repas
Toute une Terre
Est sous mes paupières
Tout un monde privé
Qui veut se remplir de seulement…
Entendre
Bien souvent,
Il n’y a juste rien à dire…
On pose des questions dont on ne veut les réponses
On juge de ce ou de ceux que l’on ne connait pas
On préfère parler de l’autre plutôt que de soi
On parade sur nos masques sociaux achetés…
À prix d’or, en promo ou bon marché
Est-ce un mal ?
Trop souvent…
Un mot… et tout empire
Je n’ai juste rien à dire
Rien pour m’élever
Peut-être tout pour m’abaisser
Aucun reflet où véritablement me reconnaître
Les paroles me semblent comme « à côté »
Et nous paraissons à ma conception
Tous fous à lier
Faux alliés...
Bien souvent, je crois… les Hommes parlent mal
Et je ne sais pas s’ils se savent « parler mal »
Est-ce moi qui n’entends pas…
Ne veut pas entendre ?
Est-ce eux qui n’entendent pas…
Ne veulent pas entendre ?
Dois-je rajouter au mal ?
Dois-je rajouter au mal ?
Je veux parler sans jeter de sorts
Et le silence est dit-on… d’or