" Mon écriture pourrait peut-être vous faire du bien, qui sait ? "

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jeudi 25 octobre 2018

La vérité


C’est ma parcelle
Mon petit bout de ciel
Qui dit bien des conneries…

Mais s’il y a de l’amour avec
Tant pis
Mais s’il y a de l’amour avec
Oh oui !

S’il y a de l’amour avec
Je veux bien faire semblant de savoir
Je veux bien faire semblant de pouvoir

Jamais semblant de vouloir

Ma parcelle
Comme un trou noir
À moi-même

C’est pas souvent que je peux y voir
De moi-même

Étrange idée
Étrange dessin
Que ce jardin-là caché dans un corps
Dans un fou
Dont on ignore presque tout…
De la main

Sauf le décor…

Est-ce Dieu ?
Est-ce le feu au fond de moi ?

Qui met l’incendie là à quoi ?

Tu me poses une question…
J’envoie des armées de conscience
Envahir le tout de mon inconscience

J’en ai l’habitude…
Déprogrammer mes certitudes,

Je t’en ramène une vérité
Qui n’est rien d’autre qu’une volonté

La plus grande de toutes
Celle qui ne cultive en moi aucun doute

« Je veux aimer »

Que la vie est bien faite


C’est assez étrange
Je suis comme sur une voie qui change…
Je m’envole peut-être

Où suis-je devenu bête ?

Je n’ai plus vraiment de raison
Je n’ai plus en vue que des envies
Je n’ai plus envie de compter

Et même que je compterais plus

Je veux être comme une démonstration
Tout vivant, tout net

Que la vie est bien faite
Que la vie est bien faite

Et que ce que l’on a dans la tête
C’est pas pour rien
Envie de faire totalement confiance
À mes rêves de gamin

Laissé là toutes les sciences
Qui prédisent toujours catastrophes
À l’homme qui veut être plus…
Qu’une apostrophe

Qu’une apostrophe…

Et si je me trompais
Tant pis…

Parce que si j’avais raison
Parce que si j’avais raison !

Que la vie était bien faite
Que la vie était si bien faite

Vous pourriez enfin jeter vos calculettes
Ça serait bien, ça serait chouette
De quoi faire à Nietzsche, enfin un sourire
De quoi arrêter de se mentir puis de se punir

Si j’avais raison
De faire sans aucune raison

Finies les prisons

mardi 23 octobre 2018

Les mots vides


Moi qui ne veux utiliser de mots
Que par le fond même de leurs échos
Je peux vous dire qu’il y a de ces mots vides
Comme un cœur que l’on évide

Des mots vides

À pousser la réflexion
Vraiment pas bien loin
Devant leurs définitions
Nommées d’humains…

Y a rien d’autre que du vent
Y a rien d’autre que du semblant

Ça se dégonfle
D’un ventre qui gonfle

C’est des pages
D’un faux langage
Qu’il faut surtout laisser là
Comme une épreuve à notre voie

Ce sont des mots vides
Faits pour les cœurs que l’on évide

Ils sont trop nombreux
Et l’on parle bien trop souvent par eux…

Là où l’amour n’a que toi
Le Diable c’est sûr, à ta voix

« Laisse les mots vides
Ils tuent, ils suicident… »

Rends coeurs


Je ne crois pas à la fainéantise
Je crois seulement au repos et à la réflexion
Berceau à toute action

De l’homme étendu par nos hantises

Qui serais-je ?
Pour dire qu’il se repose
Qui serais-je ?
Pour dire s’il compose

Qui serais-je ?
Pour dire que le souffle couché là
Est moins utile
Que le travailleur qu'il est déjà

Pour dire que les rêves
Sont plus futiles
Que les travaux que l’on en achève

L’architecte est-il fainéant ?
Quand il imagine seulement ses plans

Je ne connais pas d’Homme qui ne pense pas
Je ne connais pas d’Homme qui ne travaille pas
Je ne connais pas d’Homme sans corps tenant
Je ne connais pas d’Homme sans cœur battant

Je ne connais d’eux, que des rêveurs…
Peut-être ont-ils laissé bien trop de cela
À leurs rancœurs

Qui les croient rois
Qui les croient lois

Fausse croyance

La croyance en l' "utile" est la dernière barrière à la volonté. ce qui est utile ou pas, nous ne le savons pas...

lundi 22 octobre 2018

Anges déchus


J’en resterais à ma seule volonté
… Un jour
J’en resterais à ma seule volonté
Pour toujours

Et le monde pourra bien exister au derrière de moi
Au derrière de moi
Je n’aurai rien à lui prouver
Ni rien pour en juger

Et le monde pourra bien exister au-devant de moi
Au-devant de moi
Je n’aurai rien à en juger
Ni rien pour lui prouver

Quoi que ce soit !

Des ailles qui poussent
Nous n’en voyons que ce que ça éclabousse
Quoi que ce soit
Quoi que l’on croie

Quoi que l’on croie mal

On ne se sait même pas voler
On ne se sent même pas ailé

Des ailles qui poussent
Nous n’en voyons que ceux que ça éclaboussent

Anges déchus
Qui avons mis la raison dessus…

mercredi 17 octobre 2018

« Les fous ! »


Il leur fallait une raison
De vivre
Il leur fallait une raison
De survivre

Ils l’ont cherché à toute heure
Chez les Diables, chez les prédicateurs
La plus grande de toutes
Celle qui ne donnerait…
Plus aucun doute
Celle pour quoi se tuer

Puis ont ouvert les yeux…

Qui y’avait-il de mieux ?

Qui y’avait-il de mieux ?
Que leur sens… Amoureux
Commun à l’univers entier
Se délaissant pour mieux fusionner

Quelle plus lumineuse étoile ?
Quelle plus puissante mécanique ?
Qui donne aux pathétiques
L’entier de leurs voiles

Quelle plus grande persistance ?
Quelle plus grande essence ?
Quelle plus grande voie ?
Et quelle plus amoureuse Foi ?

Ils ont déserté leurs raisons
Ont fait de Volonté leurs missions
Ils sont descendus de ces tours
Faux amours
Qui nous donnent une grandeur que l’on n’a pas
Qui nous enterre d’un vouloir dont l’on ne veut pas

Pauvres et sans sous
Sans Dieu, ni maître
À peine de quoi… paraître
On les a si souvent traités de fous…

Ils marchaient devant

Ils marchaient devant… nous

jeudi 11 octobre 2018

Petit Guigui


Être « grand » par ses yeux à lui
Petit Guigui
Être devenu têtu par ses envies
À petit Guigui…


 — Grand Guigui,
     Es-tu devenu le héros de mes rêves ?
     Ou le méchant qui tout doucement…
      Me crève

 — Grand Guigui,
     Monstre ou enfant,
     C’est toi qui décides…
     Enveloppe pleine ou enveloppe vide ?

— Ne m’oublie pas quand tu seras grand !
          Tu perdrais l’enfant

        Tu perdrais l’enfant.

      Rêves de petit
Un entier, une vie
Rêves de petit
Qui fait l’entier de ma vie

Petit Guigui,
Je ne sais toujours rien
Petit Guigui,
Je mesure le chemin
Petit Guigui,
Je sais encore tendre la main…

Petit Guigui,
Peu importe ce que disent les fous

Je ne le dis qu’à toi,
Je te le dis, mon Toi :
Tu serais fier de nous

Tu serais fier de nous…

mercredi 10 octobre 2018

Demande aux muses :

Où qu'elles soient, où qu'elles s'amusent...
Pour écrire bien...
Il me faut en priorité...
Dénuder ma colère
De mes échos
Ne rien garder du trop
Merci.

Boxeur puis... docteur

Quand j’écris
Sans aucune colère
Quand je crie !
Sans en avoir l'air

J’ai de ces mots qui tapent… Dur
J’ai de ces mots qui frappent… Dur
Dur
J’ai de cette passion
J’ai de cette… compassion ?

Mettre l’humain devant son mur
Mettre l’âme devant ses murmures

Et frapper le monstre… dur
Et frapper le MOnstre… DUR
Et frapper le MONSTre DUR...

La lumière est derrière le… miroir

Tel est mon vouloir

jeudi 4 octobre 2018

Le deuil de l'écrivain


J’ai tant réfléchi
J’ai tant refait
Mais, rien ne vaut la vie…

J’aurai voulu plus de pages
À ce grand ouvrage
Me pencher infiniment
Sur ces armées de figurants

Qui font d’un livre, un roman

Ramener encore de l’amour
Pour chacun, à chaque détour
Ne laisser personne à la ligne
Ne laisser personne à une seule passion
Ne laisser personne à une seule action

Mais quand on a un héros
Les autres deviennent de trop

Ça n’a l’air de rien
Laissaient les passants dans le décor
Ça n’a l’air de rien
Mettre des anonymes encore…

Ça n’a l’air de rien
Mais, voilà le deuil de l’écrivain
Voilà ce que l’on ne fait pas bien

Pour être lu
C’est un monde que l’on tue
Et si on n’est jamais compris
C’est bien que notre monde est trop petit

J’aurai voulu plus de pages
À ce grand ouvrage
J’ai tant réfléchi
Mais, en matière d’apprentissage…

Rien ne vaut la vie

Aucun passant n’y est fini