" Mon écriture pourrait peut-être vous faire du bien, qui sait ? "

Inscrivez-vous à la newsletter pour être tenu au courant des dernières publications

jeudi 29 novembre 2018

La méthode de Victor

Prendre pensée par le bout le plus absolu, le plus lointain, voilà comment il me faut écrire.
Par le bout, le plus absolu, le plus lointain, on ne peut nous contredire…
Par le bout le plus absolu, le plus lointain, là où tout corps fusionne
Là où tous mobiles s’abandonnent

Par le bout le plus absolu, le plus lointain…
Tout s’aime
Et tous l’on saigne !

Y a pas de méchants
Y a pas de gentils

Et rien que la vie
Qui nous broie,
Qui éprouve notre Foi
Sans religion
Et sans rémission,
Aucune

Le sable s’emporte ainsi à la dune

Par le bout le plus absolu, le plus lointain… que l’on puisse
Où l’on fond tout au bord d’un incommensurable précipice
Où l’on voit ses folies se décharner
Et son cerveau sublimement s’émietter

Devant sentiment
Bien plus grand

Comme un trou noir
De plumes
Qui emporte mon creux savoir
L’enclume !

Où la raison
N’a plus cours

Reste plus que… l’amour
Reste plus que l’Amour… essoufflé
De s’être trouvé

Et ce manque, manque, manque
Et ce manque, manque, manque
Qui nous planque…

Mal

vendredi 23 novembre 2018

Responsabilité unie vers ciel

Le monde est pourri, oui d'accord, peut-être, ou bien j'en sais rien...
Mais toi, que fais-tu toi, que fais-tu pour le rendre meilleur ? Toi, à ton échelle, fixée à notre ciel commun... Universel.
Que fais-tu Lucia ? Que fais-tu humain ?

jeudi 22 novembre 2018

Apocalypse

Il faut se savoir bête
Il faut se savoir lâche
Il faut se savoir traitre

Il faut se savoir désaxer
Il faut se savoir bourreau
Il faut se savoir voleur
Il faut se savoir égo

Il faut se savoir déserteur
Il faut se savoir pas beau

Il faut se savoir mal entendant
… Pas muet, mais juste « causant »
Il faut se savoir mauvais voyant
Il faut se savoir jouisseur, jouissant

Il faut se savoir oublier et oublieux

Il faut se savoir incomplet
Il faut se savoir… morcelé
Déchu ! Déchiré… Croyant !

Il faut se savoir droguer !
Il faut s’être empoisonné, à rendre coquille malade…

Il faut se savoir peur
Il faut se savoir colère !

Il faut se savoir maladroit
Et stupide
Il faut se savoir rongé et cupide

Il faut se savoir vivant !
Il faut se savoir mourant…

Il faut se savoir triste, triste, triste…
Il faut tant s’avouer au noir
La chair cache tout aux miroirs

Il faut se savoir riches… mais misérables
Il faut se savoir juges et puis… coupables

Il faut se savoir jamais intègre
Jamais intègre !

Il faut se savoir pensant, parlant, bousculant
Il faut les savoir tristes, tristes, tristes
Il faut les savoir apeurés et incomplets, perdus
La somme de nous, des Hommes, des fous… Foutus ?
Il faut savoir haïr, mépriser
Il faut savoir punir et frapper
Il faut se valoir vendu

Il faut s’être menti menteur !

Il faut voir Terre agonisante
Il faut entendre âme aimante
Et tout reprendre à nos Alzheimer

Pour être meilleur…

Pour être meilleur

Pour être meilleur !

mardi 20 novembre 2018

La genèse des En-vis-vents

Autrefois, ou par-devant, ceux qui ne s’appelaient pas encore ou plus du tout les Hommes, se crurent immortels.
Ils vécurent longtemps, très longtemps… au moins 1 seconde, dans cet espace de temps sans heures jamais immobile. Jusqu’à acquérir concept de tout l’existant en eux. Jusqu’à finir par devenir autre chose que de la chair, encore autres choses que des Hommes… Des idées, des sentiments, des anges et tout l’invisible aux mouvements des mers et à tes gestes d’aujourd’hui.

Mais, un jour, derrière, un grand mur se tendit devant eux et leurs vies d’alors. Un mur couleur argent, entourant toutes choses connues, comme un immense miroir à ce qu’ils étaient devenus.
Y voyant là la fin de tout, ils appelèrent ça la Mort. Le dernier temps.
Il y eut alors scission en deux volontés parmi eux.
Certains décidèrent de se donner au mur afin de ne plus être, infiniment comblés par le tout de leurs existences, ayant su tout prendre comme de la chance…

D’autres, dont le porteur de lumière, incapables de se faire l’idée de l’inéducable, décidèrent de repartir dans le début du temps, la matière et les mots afin de s’y préparer pour le jour venu tout en haut de leurs existences.
Ceux-ci font le monde présent tel qu’il est, Nous. Dans vents contraires ou vents porteurs.

Il est dit que personne n’a jamais réussir à franchir le miroir, et que finalement même ceux voulant se donner à lui ont été renvoyés en arrière, dans l’espace et le temps, au hasard dans l’invisible : Le vent. Mais qu’un jour, quelqu’un franchira cette barrière.
Cette barrière se nomme en réalité l’Amour, car c’est un renvoi permanent vers le nous.

Ainsi, les Hommes sont des En vies qui grandissent et qui se refont sans cesse pour accepter l’Amour.


Note d’auteur :  "Esquisse" tirée d’un projet d’écriture nommé pour le moment « Pohowahatan».

jeudi 15 novembre 2018

Carpe Diem


On a tous des choses à faire…
Qui rendrait pas fière grand-mère

Mais sa morale de fer
C’est beaucoup de ton enfer

Ses lois...
C’est comme être prisonnier de toi

Il y a des choses auxquelles l’on succombe
Qui rendent pourtant plus belles nos tombes

T’as beau te dire que t’es pas beau
Devant ça, on est tous égaux

Et si les autres te disent le contraire
C’est pour de faux
Et si grand-mère te dit le contraire
C’est que les vides ont tout pris de sa peau

Qu’est-ce qui a mis ça en nous ?
Je sais pas…

Je suppose que l’imparfait
Est plus facile à aimer
Je suppose que les sentiments
Nous font très très grands

Ça rend jaloux Lucifer
Ça fait mentir les ménagères

Y a des panneaux sens interdit
Que l’on ancre dans ton esprit
Que tout le monde prend sans en avoir l’air
Ni vu, ni connu, mais pas fier

Comme un enfant mettant sa main à la flamme
Pour voir que sa chair n’y reste pas froide et s’y enflamme

Carpe Diem

mercredi 14 novembre 2018

Ange bipède


Sous les yeux, un ange
Torturé par matière

Enfermé dans cerveau
De l’air
Enterré de chair

Vif !

Et puisque matière torture
Le diable doit exister
Le diable doit forcément exister

Comme un seul œil !

Mais tout ça, ce n’est pas vrai
Que du vent dans la tête
Que du vent qui s’entête

Seules ses ailes sortent du dos
Un amour dont il se fait l’écho

Mais, s’il ne croit pas pouvoir s’envoler
Il tombe

Et on en fait des tombes
Des souvenirs de chutes
Des pierres, gravés de luttes

Un ange entre les yeux
Enfermé par ce qu’il voit d’eux
Enfermé parce qu’ils ne sont que deux

Et s’il trouve le ciel si beau
S’il en fait tant de photos

C’est bien qu’il devait être oiseau

C’est bien qu’il devait voir tout
… de là-haut
Un jour, on retournera au bout

Un jour, on retournera à tout

Libre arbitre

Il n’existe pas de bons ou de mauvais choix, leurs seuls juges se résumeront de toute éternité à nous-mêmes.
Peut-être alors que le mal se suffit à lui-même et que le cerveau qui nous enterre vif dans nos propres corps enferme bien plus efficacement que les barreaux de n'importe quel prison humaine...
L'enfer est-il là alors ? Dans notre crâne, entre nos deux yeux ?

mardi 13 novembre 2018

Pour rien dire...

Des larmes sortant des abysses, lentement
Qui nous rendent fragiles

Des vacarmes creusant les précipices, tout doucement
Qui me font sourd et immobile

Et les mots derrière…
Pour agripper la poussière

Pour agripper la poussière

Le temps qui passe
Qui donne à tout, menace

Courber l’échine
Taper machine
Taper machine

Pour rien dire
Pour rien dire
Pour que faire

Et les mots derrière
Qui donnent à tout, menace

Le temps qui passe
Pour agripper la poussière

Courber l’échine
Pour rien faire

Taper machine
Pour que dire ?

Versa vice, perdu
Et vice versa, têtu

Les pieds en tête
La tête aux pieds

Pour quoi vieillir ?

Pour n'avoir plus rien à dire

mercredi 7 novembre 2018

Ce qui n'est pas une fatalité


Ce qui n’est pas une fatalité

Hier ou avant-hier…
Un homme est mort
Il avait 26 ans…

Hier ou avant-hier
Comme tant d’autres avant
Et comme tant d’autres après
Un Homme est mort

Il est mort
Parce que nous faisons semblant…
Semblant de nous aimer

Il est mort
Parce que c’est la guerre
C’est la guerre entre argent et ambition
C’est la guerre entre volonté et abandon
C’est la guerre entre corps et âme
C’est la guerre entre travail et temps
C’est la guerre entre illusions et liberté
C’est la guerre entre folie et compassion

C’est la guerre
La guerre des aliénés
Qui déchirent à chaque aube levée
Nos cerveaux
En lambeaux d’à côté

C’est la guerre entre la matière et l’invisible
Cet invisible qui nous fait tant souffrir
En l’ardent désir de nous faire ressentir

En vérité,
Nous chantons quelque chose que l’on ignore...

L’Amour, nous ne savons pas ce que c’est…

Oh non, ni Dieu, ni Diable
Pour nous en excuser

Vous pouvez parler, chanter autant que vous voudrez
L’Amour, nous ne savons pas ce que c’est…

On épouse des statuts
On adore des statues

Et chaque jour par le plein que l’on ignore dans nos poitrines
C’est un Homme que l’on tue

Hier ou avant-hier…
Un homme est mort
De sa propre indifférence additionnée à la nôtre
Celles que l’on ignore volontairement

Un homme est mort.