" Mon écriture pourrait peut-être vous faire du bien, qui sait ? "

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jeudi 13 juin 2019

Statue de granit


Se battre !
Pour tenir la distance
Enflammer son essence
Et marquer sa naissance !

Et marquer sa naissance ?

Pourquoi ?
Est-on maudit de ça ?

Est-on maudit de soi ?
Y a-t-il que la mort comme alibi ?

Pourquoi ?
Tendre sa main vers ciel… Dis !
Pourquoi est-ce que l’on prie ?

Statue de granit ?
Toi qui sais…
Où va chacune de nos fuites…
Où mène la fin de nos suites ?

Statue de granit !
D’un homme que l’on ne connaitra jamais ?

Est-il à lire ou à retracer ?
Est-il à fuir ou à remplacer ?
Est-il à maudire ou à contempler ?

Statue de granit,
Toi qui sais…
Bien mieux que ma chair

Toi qui sais, qui gagne perd
Toi qui connais l’empreinte de tous ces repères
Et les sacrifices
De ton fils…

Statue de granit,
Au cœur… ici, bien éloigné du dire des fous
C’est quoi « réussite » ?
Entre nous...

Sans garde, où même fuir…
C’est quoi « réussir »…
Entre nous ?

mercredi 29 mai 2019

Inchangé


Beaucoup de larmes dans le trou du lavabo…
Est-ce que tu voudrais être plus beau ?

Ça ne changera rien…
Ni aujourd’hui, ni même demain

Tu pourras croire en des gardes-barrières

Ça ne ramènera ni ton enfant ni ma mère
Ça n’essoufflera aucune de tes colères

Ça n’abolira aucune de leurs envies
Ça n’enchainera aucune de nos folies
Sourdes et meurtrières

Ça engendrera au corps plus de peur
Ça engendrera au monde plus de rancœur

Le mur n’a pas, lui… De cœur !

Beaucoup de larmes dans le trou du lavabo…
Est-ce que tu voudrais être plus beau ?

Parade d’ogres et d’ogresses
Coûteuses promesses…

Échos américains…
Ressacs européens

Pour une voie, tout est repeint au noir

Mais l’étranger est dans toutes nos salles de bains
Dans nos miroirs…

jeudi 16 mai 2019

Ce que je croyais être « moi »


Parfois, je me lève…
Et je me demande…

Où est toute ma puissance ?

Parfois, je me lève…
Et je me demande…

Où sont passées les marques… de ma naissance ?

Je fuis les réseaux sociaux
Et tout ce qui me semble de trop
Pour un si petit homme

Je traîne avec Jack…
Et je mords par tous les bouts… la creuse pomme

Je reste bien trop longtemps
Dans mon hamac

Je ne sais pas pourquoi…
L’on a tout pris
Par ces tourments

De ce que je croyais être « moi »

Ça prend comme un lundi…
Et ça vous remplace par des incendies
Que l’on n’éteint pas

Et cet autre que vous étiez hier
Ne veux plus rendre fier

Ne veux plus rien rendre fier.

De cette interruption,
Comme une vague perdue revenue à sa plage
Comme l’appel d’un démon dans vos parages

Il ne vous reste que frustrations…

Mais où est Guillaume ? dit-on.

vendredi 26 avril 2019

Veux !


Veux !

Tu veux quoi ?
Dis-moi

Tu veux quoi sans faire semblant ?
Tu veux quoi sous ton masque d’argent ?

Tu veux quoi ?
Dis-moi

Sans ces volontés
Que tu crois…
Que l’on attend de toi

Sans sciences
Sans aucune croyance
Tu veux quoi ?
Dis-moi

Éteins toutes ces lumières
Et laisse l’intérieur… soulever tes paupières

L’on voudrait tant te voir !
Sous cette couche d’épais brouillard

Si tu te planques
De toi…

Tu nous manques
Si t’es pas là !

Tu ne sais pas à quel point… affreusement
Tu ne sais pas jusqu’où… horriblement
Tu nous manques…

Si t’es pas là !

Tu nous manques…

Tu joues à quoi ?

Meurs pas comme ça…

Pas toi !

jeudi 25 avril 2019

Puzzle


Tu peux t’échapper par je ne sais quoi…
Faire semblant d’être quelqu’un d’autre que toi
Ça reviendra…

Ça reviendra
Plus fort
Et t’en seras plus malade encore

La pièce n’est pas complète
Entends !
Si la pièce n’est pas complète
À temps…

Regarde les preuves
Tu retardes l’épreuve

C’est comme si la vie n’avait qu’unique obsession
De nous conduire à notre propre finition

Je veux bien compléter la pièce
Mais dites-moi…
Celui qui tient mes peurs
Qui est-ce ?

Je veux bien compléter la pièce
Mais dites-moi…
Ce qui tient mes peurs
Quoi qu’est-ce ?

Si vous ne me demandez pas la pièce parfaite
Mais plus simplement une âme complète

Si ça ne tient pas seulement
À ces mots d’adultes en trop que l’on dit aux enfants
Si ça ne tient pas seulement
À mes regards qui demandent plus que cet instant

Dites-moi comment faire

Pour ne plus ignorer
Les cailloux de ma botte
Qui ont toujours fait boiter…

Ainsi, l’enfant qui trotte

jeudi 18 avril 2019

Qu'est-ce que ça veut dire ?


Contact avec le ciel rompu ?
Le bas oublié du dessus ?

Des échafaudages pour rendre la Dame ô plus belle
Quand sous la divine robe, brulaient les poutrelles…
Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

Le ciel sans ce symbole
Nous prive-t-il de tout espoir… d’une auréole ?
Est-il venu le temps ?

A-t-on laissé bien trop de mendiants
En marches de nos grands monuments ?

Contact avec le ciel rompu !
Ainsi, ça ne peut être que Dieu qui l’a voulu…

Et si l'on y tient tant que ça,
Il faudra bien se poser cette question-là :
Qu’est-ce que ça veut dire ?

A-t-on voulu juges, se voir trop hauts ?
A-t-on voulu coupables, se voir trop beaux ?

Des anges incendiaires
Que même Hugo… a laissé faire,
Mais qu’est-ce que ça veut nous dire ?

Un vieux monde qui se suicide lui-même
Réclame-t-il la fin d’un système ?

À la face du monde entier !
Le hasard révèle désormais nos volontés
Va-t-on tout refaire pareil ?
Antidater la sublime merveille…

Il n’y avait plus de bastille à faire tomber
La Sainte Dame s’est-elle pour nous… Sacrifiée ?
Va-t-on rester encore les oreilles sourdes ou retenir ?
La fragilité de nos vérités trop lourdes… qui ne peuvent tenir

Pour tous nous réunir, y a-t-il encore quelqu’un ?
Si on laissait parler la plus immortelle de nos mains…

À la lumière, en bas, de Notre Dame de Paris
Victor, comme vus d’en haut, nous a décrit :
Les Misérables…

Les Misérables aussi…

mardi 9 avril 2019

Mélanie


Je ne me rappelle plus quand la réalité
Nous a rattrapé
Ni de quelle façon…

Les songes ont de ces horizons
Que l’on finit par bêtement oublier

Elle s’appelait Mélanie
J’ai bien vécu avec elle toute une nuit
J’ai bien vécu avec elle… toute une vie

Quand on s’est aperçu que tout n’était…
Qu’illusion
Elle a beaucoup pleuré
Et j’ai beaucoup parlé

Je voulais tant apaiser sa peine
De devoir me laisser à ma rengaine…

Sur un bord de mer…
Je crois même avoir voulu la serrer
Mais déjà de mes bras… elle disparaissait

Je lui ai dit :
Mon peuple est de terre
Je lui ai dit :
Ton peuple est de ciel

Le marchand de sable nous a tout repris
Nous a tout repris…

Tout cela n’était qu’un rêve
C’est une fin du monde qui s’achève
Devant le réel…
En bas, qui me rappelle

Elle voulait tant rester avec moi
Je lui ai dit :
Tu resteras en moi
À l’intérieur, pour toujours…

Mon amour