" Mon écriture pourrait peut-être vous faire du bien, qui sait ? "

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vendredi 20 septembre 2019

Raison d'Homme





J’aime l’amour
Par tous les bouts où ça se donne…

Le diable aussi, moi… pardonne

J’aime l’amour
Par ma bouche, par mes mots
Par la couche, ou le repos

Qui osera avouer ici, ses saints échos ?

J’aime l’amour !
J’ai de ces irrationnels
J’ai de ces inconditionnels
Poussés là au coin de mes sens… amoureux

Par ma bouche, par mes mots
Par la couche, ou le repos
Je suis un Homme !
J’aime l’amour.

J’ai de ces irrationnels
J’ai de ces poussées d’ailes
Tout au bout de l’aveu… là !

Je suis un Homme
Dieu que je suis un Homme…

J’ai de ces infidèles au mariage de raison
J’ai de ces flèches tueuses pour l’arc de Cupidon

J’aime l’amour !

Et même si je dis le contraire
Que je mets des creux mobiles à mes colères

Ma folie est bien connue de Lucifer

J’aime l’amour
Et ne suis bon pour toute éternité…
qu’à le faire

jeudi 12 septembre 2019

Absence



C’est des noirs dans le ventre
Dont on ne dit jamais les noms

À se demander comment le puzzle a pu tenir ?
À se demander comment le puzzle
Peut encore grandir ?
Avec si peu de pièces…
C’est des noirs dans le ventre
À se demander comment le puzzle
A pu dessiner un ciel ?
Et comment le puzzle
Peut se creuser une terre ?
Par quoi tient donc ce décor ?
Miraculeux
Il y a tant de manque dans ce paysage… familier
Il y a comme une absence, dans cette forteresse de papier
Sur quel relief se lève ce corps ?
Si peu de souvenirs que ça nous laisse
Si peu de pièces…
Alors on s’est fait pilier « têtu »
Pour soulever les intolérables vides
Le temps a passé… A-t-il tout rompu ?
Il a perforé l’ensemble de nos visages de rides
Alors on s’est chacun, chacune, et tout…
Pliés pour remplacer l’irremplaçable poutrelle
Puisque le temps a tout changé de nous…
Derrière elle
Derrière elle
C’est des noirs dans le ventre
Qui nous font peureux ou colériques
C’est des noirs dans le ventre
Qui nous font grincheux ou alcooliques
C’est des noirs dans le ventre
Un puzzle qu’il nous faut tenir sans son centre…

jeudi 15 août 2019

Autant de chance ?



C’est une chose que l’on croit normale
C’est une chose que l’on pense banale
En passant chez moi…
Un autocollant sur la cloison
Pour habiller le mur de ma maison


La phrase est belle
Mais c’est un confort bien superficiel…

Tient-elle la poutrelle ?

C’est une chose que je crois normale…
De temps en temps

Un ordinateur sur le bureau
Et une connexion au réseau

C’est une chose que l’on croit normale…

Se plaindre d’attendre chez le docteur
Penser qu’un trou dans la chaussée
Est un malheur

C’est une chose qu’est  devenue normale
C’est une chose qu’est devenue banale…
Ici

Personne n’a à culpabiliser
D’être né où il est né

Tous les gens ont le droit de pleurer
Même pour des conneries

Après tout,  « riche », stressé et déguisé
Même besoin d’un psy…

Est-ce réellement une meilleure vie ?

Est-ce réellement une chance ?
D’avoir eu autant de chance…

À pleine conscience

Autant de chance !

mercredi 31 juillet 2019

Tout sera utile


Tout sera utile
Même les fossés
Aux membres… enfoncés

Tout sera utile
Même les faiblesses

Tout sera utile…
Jusqu’aux visages de ces hommes désossés
Tout sera utile
Même les infidèles caresses…

Tout sera utile
De ces mains que l’on dit futiles
Demain… utilisées !

Tout sera utile
Rien à jeter
Rien d’inadapté

Tout sera utile
Les fainéantises…
Comme les traitrises
Tout sera utile
Des absences injustifiées
Aux présences inexcusées

Tout sera utile…
Pour l’éternité

Puisque je te le dis :
Tout sera utile !

J’en fais le serment
Ici et maintenant
Sur la pomme d’Adam
Qui me donne souffle au moment

Tout sera utile

Le diable et ses armées !
Ce que l’on ne donnera jamais…

Porte-déluge sur mon île…
Tout nous sera utile

Et je serais complet
Et nous serons, elle et moi
Complets !

jeudi 4 juillet 2019

Quand on veut...


Si tu veux être ce que tu dis « riche »…
Il existe bien des méthodes de niche

Drogue ou pouvoir
Somme ou avoir
Je ne juge pas…
Ces Hommes-là

Peu importe les contradictions…
Des deux côtés de la barrière
Où nous nommerons chacun l’autre
Comme un stupide grain de poussière

C’est la Volonté dont nous sommes… les apôtres
Et nous savons
Que par-delà nos guerres de religion…

Le monde à ses maçons

Quand on veut, l’on peut !
Quand on veut, l’on peut…

Et des deux côtés de notre barrière…
Il faut faire hier des sacrifices
Sacrifier demain des édifices
Que l’on pense aujourd’hui… nous abriter

Et des deux côtés de l’éphémère…
On ne peut se contenter
D’être si subordonnés
À quoi que ce soit
À qui que ce soit !

Quand on veut, l’on peut !
Quand on veut, l’on peut

C’est du même sang dont nous sommes faits

Mais des deux côtés de la barrière
Même rage, même folie
Même guerre à mener…
Je ne ressemblerais pas à lui !

Et pour le reste… Tant pis

Quand viendra le jour mourant
Que le sable tombera sous la pluie

Et que tout se mesurera au temps
Vivant…

Aura-t-on eu le temps…
de passer la barrière ?

samedi 29 juin 2019

Si je laisse en moi...


Si je laisse en moi…
Cette fureur que je sens plantée là
Et qui donne mon sens à tout ça

Si je laisse en moi…
La montée
Comme un flux de lumière tra-cée
Dans lequel je suis « jetée »

Les mots mêmes ne suffiront pas…
Et là tout s’arrête
Et là tout s’émiette/

À l’aveugle…

Tendu vers l’espace
De solitude où meurent les étoiles
Je n’aurais pas de place
À l’habitude, et que vent dans la voile

Si je laisse en moi
Ce « ne rimera pas »
Ça ne rimera pas… Pour toi

Fureur vient
Pour longtemps et encore une fois !
Fureur née de tous matins…
Prends-moi la main

Je veux bien mourir
Si c’est toi qui peint mon avenir

Si c’est toi, le souffle divin
Si c’est toi, ma gauche main

Ma gauche main !

Si je laisse en moi le souffle
Sans calcul

Sans calcul…

Tout disparaitra
Tout disparaitra

Les anges, les tramways et les démons

Et là derrière je trouverais… mon nom !

Quand l'on n'y pense plus, c’est bien trop… facile

jeudi 20 juin 2019

L'illusion


Tu sais…
Ils ne te donneront rien
Ils ont « l’illusion » pour eux, tu sais
Ils ont « l’illusion »

L’illusion qu’il ne faut donner…
Juste et seulement qu’en échange
Ils ont l’illusion
Tu sais…
Et cette illusion
Cette putain d’illusion
Elle les mène doucement…

Elle les mène doucement…

Regarde !
Regarde comment nous devenons médiocres
Médiocres ! À croire « l’illusion »
C’est un massacre d’enfants là dans mon ventre !

Se faire tout seul ?
Se faire tout seul ?
Mais ça n’existe pas !
Pas pour une chair
Issue du flanc d’une mère
Comme toi, comme moi !
Ça n’existe pas…

Mais pour eux,
En croyance, au creux
Ils ont l’ « illusion »
Et on a l’illusion aussi
Comme toi, comme moi

Alors tu marches tout seul petit
Désolé
Tu peux crever…
Marche tout seul petit…

Tu peux pleurer du dimanche au lundi
C’est cette putain « d’illusion » petit

Il faudrait les faire marcher ensemble, tu dis
C’est déjà le cas !
Mais rien, rien ici ne leur dit ça…
Ils n’ont pas fait leur monde à ce dessein-là

Sages ou pas, ils prennent leurs chèques
Comme toi, comme moi
Amoureux ou pas, ils ont peur d’être volés
Comme toi, comme moi

Je ne sais pas si ça nous arrange d’être fous
Mais ici, on a que « l’illusion » en échange de tout

Et moi je voudrais pas
Mais je deviens comme eux
Monstre malade
Pas pire, pas mieux…

Alors continue ta ballade
Et laisse crever…

… Seul, mourant.

J’ai peur petit, j’ai peur petit…
Et j’entends, j’entends mon cœur

Du dimanche au lundi
Qui me pleure
Et qui s’écœure d’être mon entraille…

À force de descente d’amour
Dans la pompe à sang
En moi ça meurt
Et petit à petit autour…

Applaudissez,
Si vous voulez !
Mais applaudir…
Pour faire grandir son cœur…

Ça ne saurait suffire !
Ça ne saurait suffire !

ÇA NE SAURAIT SUFFIRE !