" Mon écriture pourrait peut-être vous faire du bien, qui sait ? "

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jeudi 4 juillet 2019

Quand on veut...


Si tu veux être ce que tu dis « riche »…
Il existe bien des méthodes de niche

Drogue ou pouvoir
Somme ou avoir
Je ne juge pas…
Ces Hommes-là

Peu importe les contradictions…
Des deux côtés de la barrière
Où nous nommerons chacun l’autre
Comme un stupide grain de poussière

C’est la Volonté dont nous sommes… les apôtres
Et nous savons
Que par-delà nos guerres de religion…

Le monde à ses maçons

Quand on veut, l’on peut !
Quand on veut, l’on peut…

Et des deux côtés de notre barrière…
Il faut faire hier des sacrifices
Sacrifier demain des édifices
Que l’on pense aujourd’hui… nous abriter

Et des deux côtés de l’éphémère…
On ne peut se contenter
D’être si subordonnés
À quoi que ce soit
À qui que ce soit !

Quand on veut, l’on peut !
Quand on veut, l’on peut

C’est du même sang dont nous sommes faits

Mais des deux côtés de la barrière
Même rage, même folie
Même guerre à mener…
Je ne ressemblerais pas à lui !

Et pour le reste… Tant pis

Quand viendra le jour mourant
Que le sable tombera sous la pluie

Et que tout se mesurera au temps
Vivant…

Aura-t-on eu le temps…
de passer la barrière ?

samedi 29 juin 2019

Si je laisse en moi...


Si je laisse en moi…
Cette fureur que je sens plantée là
Et qui donne mon sens à tout ça

Si je laisse en moi…
La montée
Comme un flux de lumière tra-cée
Dans lequel je suis « jetée »

Les mots mêmes ne suffiront pas…
Et là tout s’arrête
Et là tout s’émiette/

À l’aveugle…

Tendu vers l’espace
De solitude où meurent les étoiles
Je n’aurais pas de place
À l’habitude, et que vent dans la voile

Si je laisse en moi
Ce « ne rimera pas »
Ça ne rimera pas… Pour toi

Fureur vient
Pour longtemps et encore une fois !
Fureur née de tous matins…
Prends-moi la main

Je veux bien mourir
Si c’est toi qui peint mon avenir

Si c’est toi, le souffle divin
Si c’est toi, ma gauche main

Ma gauche main !

Si je laisse en moi le souffle
Sans calcul

Sans calcul…

Tout disparaitra
Tout disparaitra

Les anges, les tramways et les démons

Et là derrière je trouverais… mon nom !

Quand l'on n'y pense plus, c’est bien trop… facile

jeudi 20 juin 2019

L'illusion


Tu sais…
Ils ne te donneront rien
Ils ont « l’illusion » pour eux, tu sais
Ils ont « l’illusion »

L’illusion qu’il ne faut donner…
Juste et seulement qu’en échange
Ils ont l’illusion
Tu sais…
Et cette illusion
Cette putain d’illusion
Elle les mène doucement…

Elle les mène doucement…

Regarde !
Regarde comment nous devenons médiocres
Médiocres ! À croire « l’illusion »
C’est un massacre d’enfants là dans mon ventre !

Se faire tout seul ?
Se faire tout seul ?
Mais ça n’existe pas !
Pas pour une chair
Issue du flanc d’une mère
Comme toi, comme moi !
Ça n’existe pas…

Mais pour eux,
En croyance, au creux
Ils ont l’ « illusion »
Et on a l’illusion aussi
Comme toi, comme moi

Alors tu marches tout seul petit
Désolé
Tu peux crever…
Marche tout seul petit…

Tu peux pleurer du dimanche au lundi
C’est cette putain « d’illusion » petit

Il faudrait les faire marcher ensemble, tu dis
C’est déjà le cas !
Mais rien, rien ici ne leur dit ça…
Ils n’ont pas fait leur monde à ce dessein-là

Sages ou pas, ils prennent leurs chèques
Comme toi, comme moi
Amoureux ou pas, ils ont peur d’être volés
Comme toi, comme moi

Je ne sais pas si ça nous arrange d’être fous
Mais ici, on a que « l’illusion » en échange de tout

Et moi je voudrais pas
Mais je deviens comme eux
Monstre malade
Pas pire, pas mieux…

Alors continue ta ballade
Et laisse crever…

… Seul, mourant.

J’ai peur petit, j’ai peur petit…
Et j’entends, j’entends mon cœur

Du dimanche au lundi
Qui me pleure
Et qui s’écœure d’être mon entraille…

À force de descente d’amour
Dans la pompe à sang
En moi ça meurt
Et petit à petit autour…

Applaudissez,
Si vous voulez !
Mais applaudir…
Pour faire grandir son cœur…

Ça ne saurait suffire !
Ça ne saurait suffire !

ÇA NE SAURAIT SUFFIRE !

mercredi 19 juin 2019

La voix de Lucifer ?

      Une vie ? Une seule ?

Mon Dieu, mon Père, comment leur faire comprendre ça ? Jamais, ils ne me croiront… Et même s’ils voient tomber autour. Jamais.
Jamais ils ne me croiront… Jamais.
Comment faire ça ?
Je les ferais s’aimer puis se séparer, pour qu’ils voient ce que c’est que de perdre, pour qu’ils réalisent la valeur du cœur…

Je ferais mieux encore, je les laisserais même choisir en eux d’aimer ou pas. Le complet choix.
Le complet choix. Le complet choix sur ce qu’ils croient.
Croyance fera volonté en eux. Ils me plieront à leur guise dans leurs esprits là…
Je les ferais saigner puis s’ensanglanter, pour qu’ils voient ce que c’est de souffrir et de faire souffrir… Qu’ils voient de leurs yeux la douleur même, rouge.
Une éclaboussure sang au milieu d’un tableau de lumière…
Je ne cacherais rien à leurs yeux de ce qu’ils font et où ils vont, ni d’où ils viennent, passé et futur. Leur univers leur ressemblera en tous points et s’ils reprochent au monde ses excès, alors ils devront se regarder eux en lui.
La mort sera tracée dans le reflet même de leurs  miroirs, sur les sillons de leurs visages, elle signalera son arrivée par l’affaissement de leurs peaux et la douleur de leurs os.
Ils se rendront malades par poisons du corps ou d’esprit comme l’on se dégoute soi-même de s’abandonner… De manger sans goûter.
Je mettrais un temple d’illusion dans leurs esprits, des faux rêves qu’ils se seront construits comme des barricades pour ne plus avoir à m’écouter moi, la nuit.


Ils voudront de l’aide, mais ils ne se la demanderont pas…
Ils voudront de l’écoute, mais ils ne s’écouteront pas…
Ils voudront de l’amour, mais ils ne s’aimeront pas…

Une vie, une seule !


Note d’auteur : Esquisse d’un projet d’écriture nommé « Le chant du bouc ».

jeudi 13 juin 2019

Statue de granit


Se battre !
Pour tenir la distance
Enflammer son essence
Et marquer sa naissance !

Et marquer sa naissance ?

Pourquoi ?
Est-on maudit de ça ?

Est-on maudit de soi ?
Y a-t-il que la mort comme alibi ?

Pourquoi ?
Tendre sa main vers ciel… Dis !
Pourquoi est-ce que l’on prie ?

Statue de granit ?
Toi qui sais…
Où va chacune de nos fuites…
Où mène la fin de nos suites ?

Statue de granit !
D’un homme que l’on ne connaitra jamais ?

Est-il à lire ou à retracer ?
Est-il à fuir ou à remplacer ?
Est-il à maudire ou à contempler ?

Statue de granit,
Toi qui sais…
Bien mieux que ma chair

Toi qui sais, qui gagne perd
Toi qui connais l’empreinte de tous ces repères
Et les sacrifices
De ton fils…

Statue de granit,
Au cœur… ici, bien éloigné du dire des fous
C’est quoi « réussite » ?
Entre nous...

Sans garde, où même fuir…
C’est quoi « réussir »…
Entre nous ?

mercredi 29 mai 2019

Inchangé


Beaucoup de larmes dans le trou du lavabo…
Est-ce que tu voudrais être plus beau ?

Ça ne changera rien…
Ni aujourd’hui, ni même demain

Tu pourras croire en des gardes-barrières

Ça ne ramènera ni ton enfant ni ma mère
Ça n’essoufflera aucune de tes colères

Ça n’abolira aucune de leurs envies
Ça n’enchainera aucune de nos folies
Sourdes et meurtrières

Ça engendrera au corps plus de peur
Ça engendrera au monde plus de rancœur

Le mur n’a pas, lui… De cœur !

Beaucoup de larmes dans le trou du lavabo…
Est-ce que tu voudrais être plus beau ?

Parade d’ogres et d’ogresses
Coûteuses promesses…

Échos américains…
Ressacs européens

Pour une voie, tout est repeint au noir

Mais l’étranger est dans toutes nos salles de bains
Dans nos miroirs…

jeudi 16 mai 2019

Ce que je croyais être « moi »


Parfois, je me lève…
Et je me demande…

Où est toute ma puissance ?

Parfois, je me lève…
Et je me demande…

Où sont passées les marques… de ma naissance ?

Je fuis les réseaux sociaux
Et tout ce qui me semble de trop
Pour un si petit homme

Je traîne avec Jack…
Et je mords par tous les bouts… la creuse pomme

Je reste bien trop longtemps
Dans mon hamac

Je ne sais pas pourquoi…
L’on a tout pris
Par ces tourments

De ce que je croyais être « moi »

Ça prend comme un lundi…
Et ça vous remplace par des incendies
Que l’on n’éteint pas

Et cet autre que vous étiez hier
Ne veux plus rendre fier

Ne veux plus rien rendre fier.

De cette interruption,
Comme une vague perdue revenue à sa plage
Comme l’appel d’un démon dans vos parages

Il ne vous reste que frustrations…

Mais où est Guillaume ? dit-on.