" Mon écriture pourrait peut-être vous faire du bien, qui sait ? "

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jeudi 23 janvier 2020

« Parce que j’ai mal et qu’ils s’en foutent… »




C’est un relais de souffrance
C’est du chacun pour soi
Comme la somme totale de nos inconsciences…

« Je les déteste !
Parce que j’ai mal et qu’ils s’en foutent… »

Sans reconnaître la douleur de l’autre…
On n’y arrivera pas
Sans reconnaître la frustration de l’autre…
On n’y arrivera pas

Sans reconnaître la folie de ses propres rêves
Et les cadavres autour qui, par milliers, en crèvent
On n’y arrivera pas…

Toi tu dis comme moi…
Devant tous les murs humains
Sur ton écrasant chemin,
Missionnaire de tes propres rêves :
« Je les déteste !
Parce que j’ai mal et qu’ils s’en foutent… »

Ton ennemi dira :
« Je le déteste !
Parce que j’ai mal et qu’il s’en fout… »

Du président au manifestant,
Du terroriste au révolutionnaire,
De l’animal au carnivore,
Du rêveur au vendeur,
Jusqu’à la dernière pensée même d’un suicidaire :
« Je les déteste !
Parce que j’ai mal et qu’ils s’en foutent… »

C’est tout le monde !
A cette seconde…
C’est tout le monde, là, dans mes oreilles

Toute la souffrance du vivant qui m’éveille…

Entendez-vous ?
Ab-so-lu-ment… partout
Le début de toutes les haines
Les vains murmures de chacune de nos chaines :

« Je les déteste !
Parce que j’ai mal et qu’ils s’en foutent… »

mercredi 8 janvier 2020

Autoédition




On pourrait faire comme le Bossu
Monter sur Notre-Dame
Tout au-dessus
Et crier : Asile !

On pourrait remplacer Esmeralda
Par une montagne de livres libres
Pourquoi pas…

T’en dis quoi Victor ?

Que l’on nous pointe du doigt
Pour subsister sous l’échoppe d’un ogre… américain

Ils peuvent bien fermer sa boutique
J’irais proposer ailleurs mes « empiriques »…

Je suis de ce sang-là !

N’ai-je pas le droit de vivre ?
Par ce qui, moi, me délivre

T’en dis quoi Victor ?

De ce monde marchand
Où l’on confond vendeurs et artisans
Où le marketing a pris tant de place
Où l’on nomme libre expression : menace

T’en dis quoi Victor ?

De ce monde qui se voudrait moral
Mais qui ne voit jamais le mal
Quand leurs luttes de consciences
Nous oublient nous et nos existences

T’en dis quoi Victor ?

On pourrait faire comme le Bossu
Monter sur l’Art
Tout au-dessus
Et crier simplement : Subsistance !
Subsistance…

On pourrait remplacer Esmeralda
Par une montagne de plumes libres
Pourquoi pas…

Mais Notre-Dame n’est plus la même...

mardi 7 janvier 2020

La dissension des fous


Batailles de clous
Batailles cailloux
Qui prend la plus grosse pierre ?
Qui a la plus grande… misère ?

Batailles de clous
Batailles cailloux
Qui a de quoi rendre fier…
Et la plus grande place réservée au cimetière ?

Qui a une rue à son nom ?
Qui est toujours pris pour un con ?

Batailles de clous !
Batailles cailloux !

Qui ne servent à rien du tout…
Si l’on ne s’écoute pas

Entre soi

Entre nous...

À rien du tout !

vendredi 27 décembre 2019

La seule vérité



J’ai marché si longtemps dans le désert
Jusqu’à entièrement m’emmurer de poussières

Où il n’y a plus eu personne
Pour m’entendre
Ou me comprendre

Que des voix au loin qui résonnent…

J’ai exploré tant de croyances
Tout ce que l’on dit avoir de l’importance…

J’ai couché toutes leurs logiques
Sur le papier
Leurs belles mécaniques…

Nulle ne tenait...

Leur bienséance
Leur morale
Leur bien, leur mal
Leurs sciences
Et leurs histoires…

Leurs promesses
Leurs garanties
Leurs sécurités
Leurs assurances
Et leurs leçons de calcul

Nulle ne tenait debout…

Que des voix au loin qui déraisonnent...

Tout un tas d’illusions que l’on peut pourtant saisir
Tout un tas d’excuses qui perpétue l’Homme en systèmes
Que l’indomptable Mort viendra balayer comme l’on se tue
D’amour de soi vendu

Reste l’impénétrable de nos êtres
Restent nos rêves et l’envie d’être

C’est la seule vérité

Celle qui tiendra
Le genre humain
Encore vivant…
Demain

mardi 10 décembre 2019

Le chemin de soi


Ça sert à qui ?
Ça sert à quoi ?
Ça dessert qui ?
Ça dessert quoi ?

Qui en manquera ?

À qui je prends ?
À qui je donne ?
Et qui j’entends ?

Et si je pardonne…

Réponds…
Pour chaque chose
Réponds…
Pour chaque cause
Réponds…
Pour chaque pensée
Réponds…
Pour chaque idée

Emmène ton cerveau là où si peu sont allés
Là où nos neurones se sont rendus alliés… nés
Là où tu verras qu’avoir voulu avoir raison… un jour
C’est avoir fait si peu preuve… d’amour

Là où le tout fusionne…

Et tu deviendras…
Le meilleur de toi-même

« Ça sert à qui ?
Ça sert à quoi ?
Ça dessert qui ?
Ça dessert quoi ?

Qui en manquera ?

À qui je prends ?
À qui je donne ?
Et qui j’entends ?

Et si je pardonne… »

Toutes ces questions-là
Ne sont que pour te faire… toi
Ne fais pas de tes réponses… un mur, une loi.

jeudi 21 novembre 2019

Par-delà


Par-delà ma peau
Par-delà ma voix

Par-delà les bombes…
Et ses éclats

Par-delà ce que tu vois… si peu
De moi
Et qui que tu sois

Par-delà la religion
Par-delà n’importe quel Dieu
Le mien comme le tien
Baptisé du sacré… ou de quelqu’un

Par-delà n’importe quelle urne…
Par-delà n’importe quel vote
Par-delà n’importe quel drapeau
Par-delà n’importe quelle arme

Par-delà n’importe quelle colère
Par-delà n’importe quelle peur
Ce que l’on entretient
Si bien… Mon frère

Par-delà n’importe quel ange
Par-delà n’importe quel démon
Par-delà n'importe quelle mission
Par-delà n'importe quelle raison

Par-delà n’importe quel Prophète
Par-delà n’importe quel Messie
Qui avaient des veines coulantes…

Par-delà n’importe quel profit
Par-delà n’importe quelle idéologie

Au-delà de toutes les limites
Je pleure…
Je suis terrorisé…
Aussi

mercredi 20 novembre 2019

La volonté du Vrai


Dans l’absolu
Ça ne devrait jamais se poser…
De questions tortures !

Dans l’absolu
Une fois tout nu
Une fois tout nu…

Sans amure !

Sans morale
Sans bien, sans mal
Sans bienséance
Et sans sciences, surtout aucune !
Sans économie de vaines tunes
Sans argent
Sans limite au temps

Dans l’absolu !
Je vous le dis…

Ça ne se corrige pas
Est-ce que l’au moins ça se lit ?

Est-ce que l’au moins… je sais lire ?
Est-ce que l’au moins… tu sais lire ?

Ça ne se corrige pas !
Ça n se corig pa
C’est fait de fautes et de vie !

Est-ce que l’au moins… l’on sait lire ?
Ce que l’on ne veut pas voir
Est-ce que l’au moins… l’on sait écouter ?
Ce que l’on ne veut pas entendre

Si je me mets tout nu face à toi
Comme je voudrais, moi, que tu le sois

Tu verras l’étendue de mes désirs
Si j’enlève l’armure
Dans le plus absolu strip tease
Jusqu’à l’os de l’enfant !
Au large de ses accoutrements qui nous déguisent
Et qui nous vendent, et qui nous vendent
Toujours mal…

Mal !

Aimeras-tu encore le monstre bizarre ?
Loin de toutes ces foutues « prisons » standards !
Et si l’on ne s’aime pas ou plus du tout…

Aura-t-on déjà su aimer ?

Aimer, c’est comme aimer tout
Il me semble…

A cloisonner le jardin…
Que je ne veux plus au secret
Parce que je nous aime

J’en ai le cœur qui tremble